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Biodiversité & FauneEnvironnement

Chinko : Un patrimoine naturel au service de l’humanité

Trois mois après la commémoration de ses 10 années dans RCA, l’aire de conservation de Chinko a fait l’objet d’une mission parlementaire du 18 au 24 Octobre 2024. Constatant que Chinko est le garant de la conservation du patrimoine naturel et grand pourvoyeur d’emploi dans sa zone de juridiction, les Elus de la nation recommandent une franche collaboration afin de lutter contre le braconnage et à tout projet de déstabilisation du pays dans l’aire de conservation de Chinko. 
 

Il ressort de la cérémonie marquant le 10ème anniversaire de Chinko qui a eu lieu le 13 juin dernier à l’Hôtel Leger Plazza que les résultats en ces 10 années en termes de conservation, gouvernance territoriale et développement communautaire durable, sont très appréciables, mais le plus grand défi reste la pérennisation.  « La mission est noble non seulement pour le pays hôte, mais pour l’humanité toute entière. Les défis imposés par le changement climatique, les crises sécuritaires, la pauvreté, nous place au centre d’une responsabilité multiforme et complexe. La vente sur le marché volontaire des premier crédits carbones, qui a généré des ressources aussi bien pour la conservation que pour la caisse de l’Etat est un exemple du rôle de pionnier que joue African Parks dans certains domaines. Et il s’agit là d’une démonstration de l’intérêt économique et financier pour vêtir la conservation de la nature, donc un gros lot dans le développement du pays », a indiqué Jean-Baptiste Manang-Kanga en sa qualité de Directeur de l’ère de conservation de Chinko.

« La trajectoire de Chinko a permis à une centaine d’éléphants de se reproduire à nouveau, d’accompagner la restauration des lions, au moins 450 léopards, de protéger une quinzaine de Lycaon, 1500 Chimpanzé, 15000 buffles et bien d’autre richesses protégées et étudiées dans des meilleures conditions », a-t-il ajouté.

Prenant la parole, le ministre de Tutelle, Gervais Mbata a fait savoir que l’aire de conservation de Chinko, partie intégrante du patrimoine national revêt une importance tant pour le rayonnement de la RCA que pour la sous-région Afrique centrale.

Cette zone certes, constitue une potentialité majeure pour la sauvegarde et la préservation de la nature et l’atténuation du changement climatique par la fourniture des services Eco systémiques et environnementaux rendu à l’humanité à condition qu’elle soit gérer de manière durable.

Cependant, la région est sujet à plusieurs menaces persistantes provenant des crises qui se poursuivent dans les pays limitrophes, avec des déplacements massives des populations, des éleveurs pour le pâturage  sur le territoire, couplé aux exactions des groupes armés qui sévissent toujours à l’Est du pays. 

Dans ce contexte, gérer Chinko, restaurer Chinko c’est non seulement un défis de haute importance pour la préservation du patrimoine naturel du pays, mais aussi pour ne pas laisser le champ libre à des activités destructives ou à l’installation d’une anarchie qui menacerait l’intégrité territoriale.

Suite à une mission parlementaire des députés de la région du 18 au 22 octobre 2024, ces derniers ont recommandé au gouvernement et à African Parks, une franche collaboration afin de lutter contre le braconnage et à tout projet de déstabilisation du pays dans l’ère de conservation de Chinko. Ils l’ont fait savoir aux professionnels des médias le samedi 26 octobre lors d’une conférence de presse.

Rappelons que Chinko est situé à l’Est de la République Centrafricaine et couvre une surface de 64.000 km carré qui inclue une zone centrale de conservation de 24.300 km carré. Sa grande diversité éco systémique en particulier sa végétation naturelle lui confère un fort potentiel de stockage de carbone, principalement dans la zone de savane, ce qui stabilise le climat au niveau national et international.

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