Situé à la sortie nord de Bangui, le Centre National de Réadaptation Fonctionnelle (CNRF) au PK10 a ouvert ses portes le 09 décembre pour présenter ses activités et ses défis.
Ce centre, qui redonne espoir aux personnes amputées, paralysées suite à des maladies ou atteintes de malformations, fonctionne depuis sa création grâce au soutien multiformes du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Mais cet appui touche à sa fin.
Lors de la journée portes ouvertes, les visiteurs ont découvert les ateliers où sont fabriquées des prothèses, des appareils de rééducation et rencontré des patients en pleine rééducation. Parmi eux, une femme victime d’un AVC témoigne :
« Je ne pouvais pas bouger ma main, aujourd’hui je marche et je pédale un vélo », confie-t-elle après neuf mois de suivi. »
Selon la directrice du centre, Brigitte Oundayon, la demande ne cesse de croître :
« Nous recevons entre 60 et 80 patients par mois en kinésithérapie. Pour les prothèses, le CICR nous envoie des patients de tout le pays, de Bambari à Bangassou et d’autres villes. »
Mais l’avenir inquiète. Le CICR, unique partenaire du centre, prévoit de suspendre son soutien pour des raisons financières. Le ministère de la Santé assure vouloir prendre le relais.
« Le centre est intégré dans le Plan National de Développement Sanitaire. Nous allons garantir son fonctionnement », promet le Dr Samuel Gondje, chargé de mission au ministère de la Santé publique.
Avec ses équipements adaptés et son expertise, le CNRF demeure un pilier pour les personnes en situation de handicap. Reste à savoir si les autorités tiendront leur promesse pour assurer la pérennité de ce service vital.

