Depuis plusieurs semaines, l’eau de la Sodeca, Société de Distribution d’Eau de Centrafrique, se fait rare dans plusieurs secteurs de Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Les habitants sont contraints de recourir à des puits, des forages ou des châteaux d’eau pour satisfaire leurs besoins quotidiens, alors que les robinets demeurent désespérément secs.
Plusieurs ménages rencontrés dans les quartiers témoignent. À Combattant (huitième arrondissement), par exemple, Francine partage son récit :
« L’eau potable est devenue rare. Parfois, elle arrive à 23h voire minuit puis disparaît à 3h. Nous sommes obligés d’utiliser les puits avec du chlore pour nos activités ménagères. Nous demandons à la Sodeca de nous envoyer de l’eau chaque jour pour la santé de nos familles. »
Même constat à Cité Jean 23, où Marie-Claire explique :
« Depuis presque un an, nous n’avons plus d’eau de la Sodeca. Nous buvons l’eau des puits et des forages. C’est un danger pour notre santé. »
Du côté de PK12, à la sortie nord de Bangui, Josaphat témoigne :
« Ici, c’est encore pire. L’eau de la Sodeca ne remonte jamais jusqu’à nous. Même les forages sont insuffisants. Nous demandons une solution urgente. »
Qu’est ce qui explique cette pénurie d’eau de SODECA ?
D’après des responsables de la Sodeca, la distribution est entravée par des soucis d’électricité. Un processus de réhabilitation est actuellement en cours, particulièrement dans le secteur PK5, situé dans le troisième arrondissement de Bangui. La situation pourrait s’améliorer dans les jours à venir.
Entre-temps, les populations utilisent l’eau de puits et de forages, ce qui présente des dangers sanitaires significatifs. Si aucune action n’est entreprise, le problème des bidons jaunes pourrait revenir dès la saison sèche en mars.

