La ville d’Obo vient de rejoindre la lutte contre Ebola, après Bangui et d’autres régions du pays. Ce mardi 17 mars, c’est à l’hôpital du district qu’a officiellement démarré la campagne de vaccination, en présence des autorités locales et des soignants du Haut-Mbomou.
Cette campagne de vaccination vise d’abord les soignants et les forces de sécurité, qui sont les plus exposés au risque. Le docteur Armand Guezza, médecin du district de l’hôpital d’Obo, a salué l’engouement autour de ce lancement :
« Aujourd’hui, nous avons lancé la campagne de vaccination préventive contre la maladie à virus Ebola dans la sous‑préfecture de Obo. Il y a un engouement remarquable : personnel de l’hôpital, agents de santé communautaire et forces de défense et de sécurité se sont présentés volontairement. »
D’après lui, la campagne de vaccination s’étalera sur quatre jours et se tiendra sur deux sites : l’hôpital du district d’Obo et le centre médical AIM.
Le Dr Guezza explique que les premiers à recevoir le vaccin sont les personnels soignants en première ligne : médecins, infirmiers, sages-femmes, matrones, aides-soignants, relais communautaires et techniciens de laboratoire. Viennent ensuite les membres des forces de défense et de sécurité. Ce choix, précise-t-il, est lié au nombre limité de doses disponibles pour l’instant.
« Nous n’avons pas suffisamment de vaccins pour couvrir toute la population. Le gouvernement a donc choisi de cibler les personnes les plus à risque. »
Dans le Haut-Mbomou, on franchit une nouvelle étape dans la lutte contre Ebola. Les autorités sanitaires redoublent d’efforts pour contenir la menace et protéger la population.

