À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les agences du système des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) ont réaffirmé leur engagement à faire de la santé mentale une priorité dans toutes les interventions humanitaires.
Une rencontre hybride, tenue au siège du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Bangui, a réuni des représentants de plusieurs agences onusiennes, dont l’OMS, le PNUD, l’ONUSIDA, la FAO, le PAM, la CPS et la MINUSCA.
L’objectif de cette réunion est d’investir dans la santé mentale pour renforcer la résilience des populations affectées par les crises. Les participants ont souligné l’urgence d’intégrer des services de santé mentale dans les réponses humanitaires, en particulier dans un contexte marqué par des conflits prolongés et des déplacements de populations.
Prenant la parole, la représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Centrafrique, Dr Marie Roseline Dernicka, a insisté sur la nécessité de former davantage de psychologues et de renforcer les systèmes de santé en y intégrant des compétences en santé mentale. Elle a exhorté les chefs d’agences à inclure ces dimensions dans leurs planifications stratégiques.
« En RCA, tout n’est pas sombre », a-t-elle déclaré avec optimisme. « En 2025, 25 % des formations sanitaires du pays disposent déjà des ressources nécessaires pour la prise en charge des troubles mentaux, et 75 % offrent un soutien psychologique de première ligne aux personnes dans le besoin. »
Cependant, la stigmatisation persistante autour des troubles mentaux demeure un obstacle majeur à l’accès aux soins. Les intervenants ont unanimement appelé à une mobilisation collective pour briser les tabous et promouvoir une approche inclusive et bienveillante de la santé mentale. Cette initiative marque une étape importante dans la reconnaissance de la santé mentale comme un pilier essentiel de la réponse humanitaire en République centrafricaine.
Freddy Ulrich Tanga