Novembre Bleu : 21 éjaculations le mois, peut-elles contribuer à se prévenir du cancer de la prostate ?

A l’entame du mois de novembre consacré sur le plan sanitaire à la lutte contre le cancer masculin, l’amphithéâtre Alfred Quenum, de la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Bangui a servi de cadre pour le lancement de la Campagne « Halte au cancer de la prostate en République Centrafricaine », le 31 octobre dernier.  L’occasion de fournir aux participants les informations nécessaires sur cette maladie qui décime les hommes à travers le monde. Parmi les comportements à adopter pour minimiser le risque de cancer de prostate, le nombre de rapport sexuel.

Les intervenants de cette conférence de presse à savoir, le Pr Narcisse Patrick Joseph Komas, Dr Albert Danai et M. Godefroy Mokamanede ont tour à tour, édifié l’assistance sur ce que c’est que le mois de novembre bleu, le but de la conférence, ce qui provoque le cancer de la prostate, ses traitements et, ses modes de préventions.

Sur la question de prévention, Dr Albert Danai est revenu sur la question des participants sur la sexualité et son effet sur le développement du cancer. Selon lui, il faut une alimentation fluidique, le sommeil, le sport l’évacuation, le sport et l’évacuation. « Avant, les gens disaient que beaucoup de rapport provoque le cancer. Mais, il y a des  études  qui ont prouvées qu’en principe, si on fait régulièrement le rapport, ça désengorge la prostate et ça protège. Il y a une étude anglaise qui a démontré qu’il faut au moins 21 rapports sexuels par mois pour être efficace. Si on essaie de pousser un peu, avant on disait que c’est les polygames qui développent beaucoup plus de cancer. Alors que dans les études on développe que c’est la race noire qui développe beaucoup plus de cancer que la race blanche. Et cette étude a été faite aux Etats-Unis. Qu’en est-il chez nous ? Normalement, s’il y avait les moyens, nous-même on devait le montrer pour nous », a expliqué l’intervenant.   

Dans sa présentation, Dr Albert DANAI, a développé que le cancer de la prostate n’a pas une étiologie comme celui du paludisme mais, c’est tout un ensemble d’éléments. Premièrement, cela intervient sous le poids de l’âge, à partir de 50 ans. Ensuite, certaines personnes peuvent l’acquérir de manière héréditaire, car il y’a une forte possibilité de transmission de parent à enfant. Et en troisième lieu, il y’a des facteurs hormonaux normalement, la fabrication de testostérone vers anti testostérone qui nourrit le cancer de la prostate. En quatrième lieu, c’est le régime le régime alimentaire. L’alimentation hyper glycémique par exemple : la viande graisseuse, les tomates, courges, sésames contribuerait à la survenue de la maladie du cancer de la prostate. « Nous avons aussi l’environnement qui doit être moins toxique donc, nous pouvons dire ici que, c’est tout un ensemble d’éléments qui contribue à la survenue de cette maladie », a souligné Dr Albert Danai.

« Ses traitements »

Pour le traitement, il y’a deux schémas thérapeutiques qui marchent pour le cancer de la prostate, la radiothérapie et la chirurgie. Les plantes selon les intervenants, n’agissent pas sur le cancer de la prostate car, c’est une maladie chronique et, il y’a l’inflammation qui fait que la prostate ait de volume. Les effets de ces plantes agissent le plus souvent sur ces inflammations et cela diminue la qualité de la vie. Normalement si le diagnostic du cancer est posé, cela ne doit pas dépasser 3 mois, on doit accélérer la procédure pour que la prise en charge soit effective et plus rapide parce que, une fois que la maladie a quitté la prostate pour les autres, tous les traitements qu’on aura à faire, sont juste pour soulager et, ceci est un traitement palliatif et non curatif.

« Ses préventions »

Pour se prévenir du cancer de la prostate, il est indispensable de mener une vie une belle ou bonne vie, en respectant les aliments, et de combattre surtout ce qui est l’excès. De bien dormir, en ayant un sommeil récupérateur pour que les cellules se renouvellent bien et les cellules prostatiques éliminent tout ce qui est toxique. Aussi, les efforts physiques. Il faut dépenser l’énergie, vider la prostate c’est-à-dire, une éjaculation régulière au moins 21 fois dans le mois. C’est d’après une étude anglaise récemment publiée sur le net et de boire suffisamment d’eau pour nettoyer les reins.

Alors que le novembre Bleu n’est pas connu mais, c’est également sur le même principe que l’Octobre Rose et, ça concerne plutôt le cancer de la prostate ainsi que certaines maladies masculines comme, cancer de testicule et autres. « Nous avons organisé cette conférence dans le but de sensibiliser les centrafricains à faire leur dépistage à briser les tabous autour de la santé masculine car, c’est une maladie qui a un taux de mortalité assez élevée dans notre pays mais beaucoup de gens ignorent encore » a dit le Pr KOMAS Narcisse Patrick J.

Rappelons que, Novembre bleu a été lancé il y a plus de vingt ans et aborde des sujets sensibles et parfois tabous pour les hommes. Ainsi le mois de novembre est l’occasion de promouvoir le dépistage du cancer de la prostate à travers une campagne de sensibilisation.  Cette campagne, connue sous le nom de Novembre Bleu ou Movember, vise à briser les tabous autour de la santé masculine.

Freddy Ulrich TANGA

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