Sous le thème « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », la Journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida a été commémorée le 1er décembre. En République centrafricaine, le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) appelle à renforcer la mobilisation, malgré une baisse progressive de la prévalence.
Une prévalence encore préoccupante
Selon le Dr Marcel Massanga, Coordonnateur national adjoint du CNLS, la pandémie reste un enjeu majeur de santé publique. « Si on prend 100 personnes au hasard dans la rue, âgées de 15 à 49 ans, vous trouverez environ 2,4 à 3 personnes infectées par le VIH. Cela montre que la prévalence demeure élevée et que le problème persiste », explique-t-il.
Des progrès, mais des efforts à intensifier
Le CNLS se félicite des avancées réalisées : plus de 60 000 personnes sont actuellement sous traitement antirétroviral. Toutefois, le Dr Massanga insiste sur la nécessité de poursuivre la recherche des patients perdus de vue et de mobiliser davantage de ressources pour l’achat des médicaments. « Il reste encore un grand nombre de personnes non traitées. Nous devons les identifier et garantir leur prise en charge », souligne-t-il.
Lutter contre la stigmatisation
Le CNLS rappelle que la discrimination et la stigmatisation dans les structures sanitaires constituent un frein à la lutte contre le VIH. « Ces pratiques peuvent pousser les patients à abandonner l’hôpital », avertit le Dr Massanga, qui appelle à un accueil respectueux et inclusif dans les centres de santé.
Un appel à la mobilisation nationale
Face à ces défis, le CNLS exhorte la population à se faire dépister et à respecter les traitements prescrits. L’objectif reste clair : réduire la transmission et améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH.
Freddy Ulrich TANGA