La République centrafricaine a commémoré ce 24 mars, en différé, la Journée mondiale de l’eau, placée cette année sous le thème « L’eau et l’égalité ». L’événement, organisé par le gouvernement et ses partenaires, a mis en lumière les défis persistants liés à l’accès à l’eau potable, un service encore largement insuffisant pour la majorité de la population centrafricaine.
Une cérémonie marquée par la présence des partenaires. Félix Akébo, représentant de l’UNICEF en Centrafrique, a rappelé que malgré l’abondance naturelle des ressources hydriques du pays traversé par deux grands bassins fluviaux l’accès reste extrêmement restreint.
« Les dernières analyses sectorielles indiquent que seulement environ 30 % de la population a accès à une source d’eau potable. Cette situation s’explique par l’insuffisance des infrastructures, le manque d’investissements prolongé et les conséquences de plusieurs années de crise et de déplacements internes », a‑t‑il expliqué.
Face à ce constat, les autorités centrafricaines ont rappelé les initiatives déjà entreprises pour améliorer la couverture nationale en eau potable. Le ministre du Développement de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri, a notamment insisté sur les efforts récents.
« En 2025, le Président Faustin-Archange Touadéra a offert 100 forages aux populations de Bangui, Bimbo et Bégoua. Par ailleurs, l’acquisition d’une foreuse de grande capacité dans le cadre du projet O pour la vie, financé par l’Union européenne et l’UNICEF via le fonds BEKU, permettra la construction de forages profonds pour répondre aux besoins liés au changement climatique », a-t‑il déclaré.
Selon le ministre, ces investissements visent à étendre progressivement l’accès à l’eau potable à l’ensemble du territoire, où de nombreuses localités continuent de souffrir d’un déficit aigu en infrastructures hydrauliques.
La Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, intervient cette année dans un contexte particulièrement difficile. En pleine saison sèche, plusieurs quartiers de Bangui sont confrontés à des pénuries récurrentes, aggravant les conditions de vie des habitants.

