Le 22 mars, comme chaque année depuis 1992, le monde célèbre la Journée mondiale de l’eau. À cette occasion, le ministre centrafricain du Développement de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, Bertrand Arthur Piri, a tenu à rappeler un enjeu fondamental : garantir un accès équitable à l’eau et mieux prendre en compte la question du genre dans sa gestion.
Cette 34ᵉ édition, placée sous le thème « L’Eau et l’Égalité », souligne à quel point l’accès à l’eau potable est lié aux inégalités entre les hommes et les femmes. Le ministre a insisté sur un constat encore trop répandu : dans de nombreuses régions, ce sont les femmes et les filles qui parcourent de longues distances pour aller chercher de l’eau. Cette tâche quotidienne, souvent épuisante, réduit leurs chances d’aller à l’école, de se former ou de participer pleinement à la vie de leur communauté.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une approche renouvelée, centrée sur les droits, afin que les femmes puissent réellement se faire entendre et participer aux décisions concernant la gestion de l’eau.
« Ce thème appelle à une approche transformatrice fondée sur les droits, donnant aux femmes une voix plus forte et un rôle décisionnel dans les politiques liées à l’eau », a souligné le ministre.
La République centrafricaine ne manque pas d’eau, et pourtant, l’accès à une eau saine, à l’hygiène et à un assainissement digne reste un problème de taille. Comme l’a rappelé le ministre, ce sont les femmes et les filles qui en subissent le plus durement les conséquences.
Malgré les efforts et les projets soutenus par divers partenaires, « Le chemin est encore long » pour atteindre l’Objectif de Développement Durable n°6, qui vise un accès universel à l’eau et à l’assainissement. Le ministre a toutefois souligné les avancées du pays en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Une loi garantissant ce principe est en vigueur depuis 2016, et la création récente d’un Observatoire de la parité doit permettre de mieux la faire appliquer.
De plus, la Politique nationale de l’eau, adoptée en 2021, recommande une gestion intégrée prenant en compte les besoins et contributions de toutes les catégories sociales, notamment les femmes et les groupes vulnérables.
Le ministre Bertrand Arthur Piri a salué l’engagement du Président Faustin-Archange Touadéra, qui multiplie les efforts pour mobiliser les fonds nécessaires à l’amélioration de l’accès à l’eau. Le Plan national de développement 2024–2028 prévoit d’ailleurs des mesures concrètes pour garantir à tous l’eau potable et un assainissement digne, une manière de traduire en actes la volonté des autorités de promouvoir l’équité dans les services essentiels.
Pour finir son propos, le ministre a lancé un appel à l’unité. Il a invité les Centrafricains et les partenaires du développement à célébrer cette Journée mondiale de l’eau dans un esprit de paix et de vivre-ensemble, rappelant que l’eau reste une ressource vitale, au cœur de la santé, de la dignité et du développement durable du pays.