La planification familiale s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique et de développement durable en République centrafricaine. C’est dans ce contexte qu’un forum national sur la santé sexuelle et reproductive a été officiellement lancé ce mercredi à Bangui par le Président de la République, Faustin-Archange Touadéra.
Placée sous le thème « La planification familiale, une responsabilité partagée pour le développement du capital humain et l’essor économique de la RCA », cette rencontre de deux jours vise à renforcer l’engagement collectif en faveur de la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infantile dans le pays.
Initiée par la fondation Cris de Cœur d’une mère, conduite par Brigitte Touadéra, l’épouse du chef de l’État, la rencontre a réuni plusieurs partenaires institutionnels, acteurs de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. À l’ouverture des travaux, le Président Touadéra a appelé l’ensemble des parties prenantes à s’attaquer aux causes profondes des décès maternels et à lever les obstacles liés à l’accès et à l’utilisation des services de planification familiale.
« Je forme le vœu que ce forum permette la montée en puissance des services de planification familiale afin que notre pays réponde au rendez-vous de l’Objectif de développement durable numéro 3, consacré à la santé et au bien-être, à l’horizon 2030 », a déclaré le chef de l’État.
Il a également exhorté les participants à identifier des solutions concrètes pour accroître la prévalence contraceptive, partager les bonnes pratiques et s’engager résolument en faveur de la planification familiale comme levier de développement. Le Président a, en outre, encouragé le secteur privé à s’investir davantage dans ce domaine.
Pour le ministre de la Santé et de la Population, le Dr Pierre Somsé, l’appel du Président est à la fois pertinent et opportun. Il a rappelé que les femmes centrafricaines ne sont pas opposées à la planification familiale, mais que plusieurs facteurs entravent encore son adoption.
« Les obstacles sont liés à l’environnement social, culturel et religieux, mais aussi aux réalités économiques. C’est l’ensemble de ces facteurs qui limite l’accès et l’utilisation des services de planification familiale, ainsi que la prévention des grossesses non désirées », a-t-il expliqué.
Face à ces défis persistants, les autorités et les acteurs du secteur de la santé s’accordent sur la nécessité de faire de la planification familiale une responsabilité partagée. Un choix stratégique qui permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de poser les bases d’un développement économique inclusif et durable en République centrafricaine.
La rédaction