Le Fonds vert pour le climat vient de donner son feu vert pour une subvention de 69,1 millions de dollars à la République centrafricaine. Le but ? Améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, tout en aidant les communautés à mieux faire face aux impacts du changement climatique. C’est l’UNICEF qui pilotera ce projet, étalé sur six ans.
Cette décision a été prise lors de la réunion du Conseil d’administration du Fonds, le 1er juillet à Douchanbé, au Tadjikistan. D’après l’UNICEF, cette enveloppe vient s’ajouter aux contributions de l’organisation et du gouvernement centrafricain, ce qui porte le budget total du projet à 73,78 millions de dollars.
La situation sur le terrain est alarmante. Plus de six enfants et familles sur dix n’ont pas accès à une source d’eau potable de base, selon l’UNICEF. Et ce n’est pas tout : plus de 80 % des écoles primaires manquent aussi d’eau potable.
Pour Kitty van der Heijden, directrice générale adjointe de l’UNICEF chargée des Partenariats, ce projet va permettre de soutenir les enfants dans les zones les plus vulnérables. Il aidera aussi les communautés à mieux s’adapter face aux inondations, aux sécheresses et aux vagues de chaleur extrême.
En République centrafricaine, les enfants sont particulièrement vulnérables aux problèmes climatiques. Un rapport de l’UNICEF de 2026 indique qu’ils subissent souvent en même temps des inondations, de la sécheresse et des vagues de chaleur.
Le projet prévoit d’installer des systèmes d’eau et d’hygiène résistants au changement climatique dans 500 communautés. Il va aussi permettre de renforcer les infrastructures de 100 écoles et de 100 centres de santé, tout en améliorant la gestion des risques de catastrophe au niveau national.
Le Fonds vert pour le climat estime que plus de 500 000 personnes bénéficieront directement de cette action, dont plus de 260 000 femmes et filles. Environ 2,5 millions d’autres personnes devraient aussi en ressentir les effets dans les régions de Bangui, de l’Ouham, le Bamingui-Bangoran et de la Vakaga.
C’est une avancée pour la République centrafricaine. Il s’agit du tout premier projet national financé par le Fonds vert pour le climat dans le pays, et du premier porté par l’UNICEF depuis son accréditation auprès du Fonds en 2024.