À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée chaque 10 octobre, le ministère de la Santé et de la Population, avec l’appui de l’UNICEF et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a organisé une marche de sensibilisation réunissant autorités, professionnels de santé et citoyens, en présence du président de la République, Faustin Archange Touadéra.
Au-delà d’une simple manifestation, cette initiative portait un message fort : rappeler que les troubles mentaux peuvent toucher chacun d’entre nous et que les personnes qui en souffrent ont besoin de soutien, d’écoute et de compréhension plutôt que de jugement.
Vêtus de tee-shirts blancs et brandissant des banderoles aux couleurs de cette journée internationale, les participants ont parcouru les principales artères de la capitale pour appeler à la solidarité et à un changement de regard sur la santé mentale. À travers cette marche, les organisateurs ont voulu encourager la population à mieux comprendre les réalités vécues par les personnes confrontées aux difficultés psychologiques et à s’impliquer davantage dans leur accompagnement.
Cette édition 2026 était placée sous le thème international : « Des expériences vécues entendues ; des voix authentiques, un changement réel ». Un appel à écouter les personnes concernées, à reconnaître leurs expériences et à leur offrir un espace d’expression sans crainte d’être stigmatisées.
Au niveau national, la campagne s’articule autour du message : « Dépendance, cancer, épidémies et santé mentale : brisons le silence, changeons le regard, mobilisons-nous ». Ce thème met en lumière l’importance de lutter contre les préjugés qui continuent d’affecter les personnes vivant avec des troubles mentaux.
Pour Flora Samba, psychologue clinicienne et présidente du comité d’organisation du mois de la santé mentale, la mobilisation a été une réussite.
« Nous avons réalisé de très belles activités dans une ambiance positive. Le message est passé. Nous souhaitons maintenant que les médias continuent à relayer ces informations afin que toute la population comprenne mieux ce qu’est la santé mentale », a-t-elle expliqué.
Elle invite également les professionnels des médias et les citoyens à poursuivre les échanges autour de cette problématique afin de mieux faire connaître les solutions existantes face au stress, à l’anxiété ou à d’autres difficultés psychologiques que peuvent rencontrer les personnes dans leur vie familiale ou professionnelle. « Il n’y a pas de tabou ni de jugement. Chacun a droit à une santé mentale positive », a-t-elle insisté.
En conclusion, Flora Samba a lancé un appel à la solidarité : « Brisons le silence, engageons-nous et ne laissons personne de côté. » Un message qui résume l’esprit de cette journée placée sous le signe de l’écoute, de l’inclusion et de la dignité.
À travers cette célébration, les acteurs de la santé rappellent que la santé mentale est une composante essentielle du bien-être de chaque individu. En République centrafricaine, le défi reste de faire reculer les préjugés afin que les personnes concernées puissent accéder à l’accompagnement et aux soins dont elles ont besoin, sans honte ni discrimination
Par Freddy Ulrich Tang