RCA : l’Institut national de santé publique prépare sa mise en œuvre

La République centrafricaine franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son système de santé. Du 14 au 17 octobre, des experts de la santé et des représentants de plusieurs ministères se réunissent au PK26, sur l’axe Bangui-Boali, pour élaborer les principaux documents stratégiques et opérationnels de l’Institut national de santé publique (INSP).

Cette rencontre vise à doter l’institution des outils nécessaires pour améliorer la surveillance sanitaire, développer la recherche scientifique et renforcer la préparation du pays face aux urgences de santé publique. Selon le Dr Germain Piamale, l’un des initiateurs des travaux, six documents essentiels seront élaborés au cours de cet atelier.

« Les experts vont travailler sur six documents stratégiques et opérationnels complémentaires. Le premier document, c’est le plan stratégique national de l’Institut national de santé publique, qui va définir la vision, les missions, les objectifs et les priorités institutionnelles », explique-t-il.

Parmi les autres documents figurent un curriculum de formation destiné au personnel de l’INSP, un plan d’affaires pour assurer la viabilité financière de l’institution, un manuel de procédures administratives et financières, un plan national de formation continue en santé publique ainsi qu’un plan de gestion des ressources humaines.

Une feuille de route pour les cinq prochaines années

Pour les responsables du projet, ces documents constitueront le socle du fonctionnement de l’Institut national de santé publique et guideront son action durant les années à venir.

« Ces documents constitueront la feuille de route de l’INSP pour les cinq prochaines années. Le plan stratégique définira les grandes priorités institutionnelles, tandis que les plans opérationnels permettront de les traduire en activités concrètes assorties de budgets, de responsabilités, d’échéances et d’indicateurs de performance », souligne le Dr Germain Piamale.

Le spécialiste estime également que ces différents outils contribueront au développement des compétences du personnel, à la mobilisation des ressources financières et à une gestion transparente de l’institution.

« En définitive, ces documents permettront à l’INSP de passer de la vision à l’action et de l’action à des résultats mesurables pour la santé de nos populations », ajoute-t-il.

INSP jouera un rôle de coordination et d’appui

Le futur Institut national de santé publique ne se substituera ni aux hôpitaux, ni aux centres de santé, ni aux directions techniques du ministère de la Santé. Sa mission consistera plutôt à renforcer leurs capacités et à améliorer la coordination scientifique et technique dans le secteur sanitaire.

À l’issue des travaux, les documents élaborés seront soumis à un processus de validation avant leur mise en œuvre. Ils serviront de cadre d’orientation à l’INSP et contribueront au renforcement du système national de veille, de prévention et de riposte face aux urgences sanitaires.

L’atelier bénéficie de l’appui de l’Union européenne, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de la Banque mondiale et du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC)

Freddy Tanga

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