La République centrafricaine, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a entamé une discussion sur l’amélioration de la prestation de services vitaux et intégrés de santé sexuelle et reproductive, ainsi que sur la prévention et la réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans des contextes humanitaires. Cette réflexion s’est tenue à l’occasion d’un atelier d’apprentissage consacré aux bonnes pratiques et aux leçons tirées du projet conjoint UNFPA-KOICA, organisé ce mardi à Bangui.
La rencontre a réuni des acteurs gouvernementaux, des partenaires humanitaires et des experts du secteur de la santé. Intitulé « Fournir des services vitaux et intégrés en matière de santé sexuelle et reproductive et de VBG dans les contextes humanitaires en Afrique », ce projet est mis en œuvre en synergie avec le gouvernement centrafricain. Il vise à réduire la souffrance des femmes, des jeunes et des adolescentes vivant dans des situations de grande vulnérabilité.
Selon les organisateurs, plusieurs milliers de femmes, de filles et de jeunes issus des communautés vulnérables bénéficient déjà de ce programme. L’atelier avait pour objectif d’évaluer les progrès réalisés, d’analyser les résultats obtenus et de dégager des perspectives en vue d’une nouvelle phase du projet.
Prenant la parole à cette occasion, le Dr Sennen Hounton, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a réitéré la promesse de son organisation d’appuyer le gouvernement centrafricain et son partenaire coréen.
« L’UNFPA veille à ce que les femmes ne meurent pas en donnant la vie, que les grossesses soient des choix et non le fruit du hasard, qu’il n’y ait pas de violence faite aux femmes et que les pays disposent de données fiables pour planifier le développement. C’est pourquoi nous sommes aux côtés du gouvernement centrafricain et de notre partenaire privilégié, KOICA, dans ce projet essentiel pour le capital humain des jeunes, des femmes et des adolescentes », a-t-il souligné.
Il a également précisé que l’UNFPA déploie présentement en République centrafricaine un projet d’une valeur de 42 millions de dollars, s’étalant de 2023 à 2027, et que le programme subventionné par le gouvernement de Corée, pour un montant de plus de 4 millions de dollars, représente une partie essentielle.
Selon les informations transmises par ceux qui ont organisé l’événement, en 2026, plus de 7 000 femmes en âge de concevoir et environ 62 000 femmes attendant un enfant avaient besoin de soins immédiats pour leur santé sexuelle et reproductive. De leur côté, les représentants de KOICA ont réitéré leur désir de constater des changements réels et pérennes dans la vie des femmes et des jeunes enfants grâce à cette initiative.
La Rédaction

