Dans la commune de Botto, située à plus de huit kilomètres de Kaga-Bandoro, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable défi pour les habitants. Depuis plusieurs mois, la panne de l’unique motopompe du village prive plus de 800 personnes d’une source d’eau sûre, suscitant des inquiétudes face aux risques sanitaires.
Faute d’alternative, les populations s’approvisionnent désormais à une source naturelle dont la qualité n’est pas contrôlée. Une situation qui complique davantage le quotidien des familles, notamment celui des femmes, principales responsables de l’approvisionnement en eau du foyer. Sous couvert de l’anonymat, une habitante décrit les difficultés auxquelles les ménages sont confrontés :
« Nous n’avons pas d’eau. Avec un seul bidon, nous devons tout faire : cuisiner, laver les habits, faire la toilette des enfants, et même notre mari l’utilise également. Lorsqu’une personne tombe malade, le manque d’eau peut avoir de graves conséquences et même entraîner la mort. La pompe est là, mais elle est en panne. »
Selon Moise Faustin YAMA, chef du village de Koudouwesse, la communauté ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour réparer l’équipement hydraulique. Malgré plusieurs démarches entreprises auprès de partenaires potentiels, aucune assistance n’a encore été obtenue.
« Depuis, personne n’est venu répondre à notre appel. Nous avons informé l’UNICEF, mais jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucun retour. Nous avons besoin de l’appui des ONG pour nous aider. La panne de la pompe dépasse nos moyens. On nous a expliqué que le problème vient du cylindre, mais nous n’avons pas les ressources nécessaires pour le réparer. »
Dans l’attente d’une intervention des partenaires humanitaires ou des autorités compétentes, les habitants de Botto continuent d’utiliser une eau dont la consommation pourrait présenter des risques pour leur santé. Pour cette communauté rurale, la remise en service de la motopompe apparaît aujourd’hui comme une urgence.
La Rédaction

